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Chapitre 2: Nuit noire

Chapitre 2 : Nuit noire


Mais Rukia en était sûre. Il y avait quelque chose. Sinon, pourquoi aurait-il utilisé les termes « à SON sujet » ? « Cela aurait pu être normal se disait-elle, si il avait désigné Ichigo d'une quelconque manière avant de dire ça, mais non, il l'a dit comme si c'était à part de la conversation, comme si ça portait sur un autre sujet ! ». Elle n'aimait pas du tout ça. On avait parlé de quelque chose ouvertement devant elle, mais sans tout lui révéler ! Rukia savait que cela avait très peu de chance de la concerner, mais sa curiosité avait quand même été éveillée. « Cela pourrait être à propos d'Aizen ». Pensa-t-elle. Mais elle su tout de suite que non, car si cela avait été vrai, Yamamoto aurait prononcé son nom, car tous le monde est au courant dans la Seiretei, donc en parler ainsi ne servirait à rien.
Il y avait deux autres problèmes dans les mots de Yamamoto : le premier était qu'il avait remercié tous les autres capitaines et lieutenants présents, mais pas elle. Or, C'était elle qui apportait les infirmations sur Ichigo, elle pouvait donc en déduire deux choses : ce n'était pas d'Ichigo qu'ils parlaient, et c'était bien à elle qu'ils cachaient la personne dont ils parlaient. Le deuxième problème est qu'il avait voulu voir le rapport qu'elle avait fait, et qu'il parlait de condamnation ou de sentence. Il n'y en a pas eu mais il a hésité. Tout ceci n'était que des petits détails, mais depuis l'affaire d'Aizen, beaucoup s'attardaient sur ces détails, car c'était souvent le seul moyen de voir ce que pensaient réellement ceux qui nous entourent.
Rukia ne s'en était pas encore rendu compte, mais elle suivait Ichigo, comme s'ils allaient dans le même endroit. Sauf qu'elle ne savait pas où se situait la salle spécialement aménagée pour les Âmes errantes, mais ce qui était sûr c'est que la maison de Kuchiki était proches de la colline du Sokyôku... et que celle-ci s'éloignait de plus en plus. Même s'il elle l'avait déjà fait précédemment, elle relança la conversation :

« - Dis, Ichigo, j'arrive pas à comprendre exactement ce qui s'est passé... De quoi avez-vous parlez avant que j'arrive ? Qui a informé sur quoi ? Je veux tout savoir, s'il te plaît ! Elle s'exprimait avec un fois tremblotante. Elle se forçait à faire une tête déprimée pour attendrir Ichigo, mais elle savait que même si elle ne se forçait pas, elle aurait quand même une tête qui y ressemblerait.
- Rukia... Je te l'ai déjà dit, je n'étais pas là lorsqu'ils ont parlé de tout ça ! Je suis arrivé que peu de temps avant toi... On m'avait convoqué aussi, d'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi. Il paraissait sincère.
- Je sais bien, mais je veux vraiment savoir. Pourquoi est-ce qu'ils nous cachent des choses ?! Pourquoi est-ce qu'ils TE cachent des choses, à toi, qui a sauvé la Soul Society et tous les mondes existants ! Ce n'est pas normal... Surtout que mon frère n'y assistait pas, je n'ai donc aucun moyen de savoir... Elle avait été convaincue par la sincérité d'Ichigo.
- Ecoute, Rukia. S'ils ne t'ont rien dit, c'est peut-être parce que ça ne te concerne tout simplement pas ! Ne cherche pas plus. Il ne faut pas se mêler des choses qui ne nous concernent pas. Tu viens juste de passer lieutenant* de la 13è division. Bien que tu fasses partie d'une famille noble et que tu es Shinigami depuis plus longtemps que moi, tu n'as pas assez prouvé ta loyauté envers la cour, tu ne peux donc pas tout savoir ! Mais il se rendit compte que cela déprimait réellement Rukia. Qu'est-ce qui pouvait bien la rendre ainsi ? Se disait-il, elle ne devrait pourtant pas être dans cet état pour quelque chose d'aussi peu important...
- Je m'en doute... Mais je ne comprends toujours pas pourquoi toi, tu es mis à l'écart.
- Ne te soucie pas pour moi, mais tu ferais bien de rebrousser chemin, tu risques de rentrer après que le Soleil se soit levé. Allez, bonne nuit Rukia. »
Sur ces mots, Rukia fit demi-tour. Le ciel éclairé avait laissé place à un ciel noir, la Lune avait été cachée, comme si le ciel reflétait les pensées et les sentiments de Rukia. Une ou deux minutes après qu'ils se soient quittés, un bruit se fit entendre. Rukia s'arrêta pour mieux écouter. C'était une voix. Elle ne pouvait pas entendre totalement ce qu'elle disait, mais elle capta quand même quelques mots :
« - Quelque chose... ? ... Me cache rien... moi... ».
Elle fut figée sur place. Qui cela pouvait être ? Ce qui était sûr, c'était que cette personne avait entendu toute la conversation qu'elle avait eu avec Ichigo.
« Il ne faut pas que je réagisse » se dit-elle. « Il veut que je réagisse, c'est ce qu'il veut. Il ne faut donc pas que je le fasse. Continue de marcher comme si de rien était. » Elle obéit à soi-même. Mais en même temps de marcher, elle eut l'idée de chercher qui était la personne qui lui avait parlé grâce à sa pression spirituelle. Mais elle ne pouvait pas s'arrêter, car IL allait voir qu'elle avait tout de même réagi. Elle essaya quand même. C'était beaucoup plus dur pour elle de chercher un reiatsu et à qui il appartenait en marchant, car elle avait perdu beaucoup de puissance et il lui faudrait du temps pour tout retrouver et pouvoir effectuer tous ce qu'il y a de plus normal.
En s'exécutant, elle ne découvrit rien de plus. Personne d'éveillé n'était dans les parages. Une lueur brillait quand même. Loin. Très loin d'elle. Elle chercha au plus profond d'elle-même jusqu'à trouver de quel reiatsu il s'agissait. Elle fut plus raide et étonnée que la première fois : c'était celui d'Ichigo !
« Cela voudrait dire qu'il se moque de moi depuis le début ? Qu'il est au courant de tout ? Qu'il ne veut rien me dire ? Non, ce n'est pas possible. Il ne ferait jamais ça. Ca ne peut pas être lui ! ». Elle essayait tant bien que mal de se rassurer, mais rien n'y faisait. Elle avait entendu une voix, et la seule personne éveillée dans tous le Seiretei était Ichigo !
Elle pressa le pas. Elle avait peur. Peur de quoi, elle n'en savait rien, mais son instinct la poussait à accélérer. Elle angoissait. La sueur perlait sur son front. Elle tournait à chaque fois qu'elle le pouvait, sans faire attention à où elle allait. La nuit était oppressante. Tous les murs se ressemblaient, toutes les allées qu'elle prenait lui donnaient l'impression de revenir au point de départ. Quelque chose était à sa poursuite, elle le sentait, et il fallait qu'elle le sème ! Elle courrait maintenant. Désormais, plus aucune étoile n'était visible dans le ciel, plus rien n'était éclairé, elle était comme aspirée dans la nuit. Elle ne reconnaissait plus rien, elle avançait mais elle n'en avait plus l'impression. Elle ne voyait même plus la colline du Sokyôku, pourtant si proche d'elle lorsqu'elle s'était mise à courir !
Tout en courant, dans ce monde désormais dépourvu de lumière, où les murs même n'étaient pratiquement plus visibles, elle réussit tout de même à réfléchir. Une question lui revenait à l'esprit, sans cesse, elle voulait s'en défaire mais rien n'y faisait. « Pourquoi je suis dans cet état ? » se disait-elle, « De quoi ai-je peur ? Pourquoi est-ce que je cours ? Et pourquoi ai-je été si touchée que l'on me cache quelque chose ? Pourtant, tout à l'heure, tout allait si bien, j'étais heureuse, et là, tout a disparu ! » Elle ne supportait plus la noirceur des environs. Elle avait l'impression de devenir folle.
À présent, elle ne voyait pas plus loin que ses mains. Elle avançait sans savoir où elle allait, se cognait dans les murs. Elle s'arrêta et tomba à genoux. Ferma les yeux. Rukia n'en pouvait plus, elle commençait à devenir folle. L'endroit devenait de plus en plus oppressant. Elle voulu hurler, ouvrit la bouche, mais rien ne sortit ! Elle senti quelque chose de froid couler dans sa gorge, comme si on la forçait à avaler quelque chose ! Elle rouvrit les yeux, et ne pu plus bouger. Elle était pétrifiée par ce qu'elle voyait : cette froideur dans sa gorge, se sentiment d'avaler une fumée compact, c'était la noirceur, les ténèbres qui flottaient aux alentours. Lorsqu'elle avait ouvert la bouche, elle avait avalé tous les ténèbres alentours, du moins, ceux-ci coulaient comme si elle les buvait. Rukia allait s'étouffer, elle le sentait ! Elle ne pouvait plus respirer. Elle essaya de tout recracher, rejeter, d'une quelconque manière, mais rien n'y faisait. Elle était au plus fort de la lutte avec ces ténèbres venus de nulle part, elle allait mourir, se disait que tout ce qu'avait fait Ichigo et ses amis aurait été inutile... Lorsqu'elle allait céder, une main glacée se posa sur son épaule. Elle fut, pour la dernière fois de cette horrible nuit, pétrifiée, et tomba évanouie, en prise aux ténèbres qui s'engouffraient de plus en plus vite. La main s'approcha de plus en plus, la deuxième suivant de près...
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:08

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