Présentation de la fanfic ^^

Hoy Minna =)

Voilà une nouvelle Fanfic en rapport avec le monde de bleach.
Avant de vous laisser lire mon oeuvre je tiens à rappeler certaines choses:
- L'histoire se déroule un peu après la fuite d'Aizen (environ tome 21 ^^).
- Les héros principaux sont Kuchiki Rukia (qui, pour l'occasion, est lieutenant de sa division) et un certains personnage dont on ne connaîtra le nom que dans quelques chapitres ;)
- J'espère apporter le minimum de modification au scénario de base possible. C'est à dire, il n'y aura que très peu de personnages en plus, d'endroits en plus. De même qu'aucun personnage existant déjà dans l'oeuvre originale n'aura le bankai (dommage pour Rukia) ou le Shikai si l'on ne l'a toujours pas vu.
- Les premiers chapitres sont assez confus: tout est dans le désordre et on a du mal à s'y retrouver. Ne vous inquiétez pas, c'est normal =).
- Parfois, notamment dans les chapitres 3, 6, 9, etc. Vous retrouverez beaucoup le pronom personnel "il". Je l'utilise beaucoup, car c'est, pour l'instant, le seul moyen de définir ce mystérieux personnage ;).
- Et enfin, j'ai hâte de lire vos commentaires ;)

Bonne lecture =)
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 10:59

Chapitre 1: Le calme reprend

Chapitre 1 : Le calme reprend


« Rapport sur : Excuses du lieutenant de la 13è division.
Rapport de : lieutenant de la 13è division, Kuchiki Rukia :
Rapport adressé à : Capitaine de la 1è division Yamamoto Genryûsai

Il y a bientôt 10 mois de cela, Monsieur le Commandant général des divisions de la Soul Society, vous m'avez assignée à la protection d'un quartier de Tokyo nommé « Karakura » contre les Hollows. Vous m'avez demandé de recenser en détail tous les évènements que j'ai vécus en rapport avec l'Âme errante, nommée Kurosaki Ichigo.

La rencontre s'est faite quelques jours après mon départ. J'étais sur les traces d'un Hollow apparu depuis peu. Sentant son reiatsu, j'avançais jusqu'à atteindre une maison des plus normale. Je perdis la trace du Hollow une fois rentrée à l'intérieure, mais une chose imprévue se passa : un être humain me parla, comme s'il me voyait. Au début, je cru que ce n'était qu'une coïncidence. Mais il insista et je fini par comprendre deux choses : la première, étonnante mais sans grande importance : il me voyait bel et bien. La deuxième était plus inquiétante : c'était à cause du reiatsu de l'Humain que je ne sentais plus celui du Hollow. Mais les choses tournèrent mal : le Hollow avait senti ce puissant reiatsu et attaqua alors la maison de cet Humain. Prenant les choses en mains, comme il se doit d'un Shinigami, j'allai contre lui. Mais l'Humain compris alors que le Hollow en avait après lui. Après qu'il ait remarqué que sa famille avait été blessée de part sa faute, il se rua contre le monstre sans trop réfléchir. Là, je commis ma première erreur : sans réfléchir à mon tour, je l'attaquai pour protéger l'Humain. Mais dans mon désir de le protéger, je fus blessée et ne pouvait plus combattre. Je fus donc forcée de lui donner mes pouvoirs de Shinigami. Mais il y eu encore une surprise : au lieu d'aspirer uniquement la moitié de mes pouvoirs, il me vida complètement, et reçu une force incommensurable pour un humain.
Le reste des évènements est sans importance, mis à part le combat qui a eu lieu contre le Hollow nommé Grand Fisher, que Kurosaki réussit à blesser.
Vous avez aussi eu vent du combat qui a eu lieu contre le Menos Grande, que, une fois de plus, Kurosaki réussit à renvoyer dans le Hueco Mundo.
Le reste des évènements importants se sont déroulés dans la Soul Society, vous en avez donc eu vent sans que je n'aie besoin de vous en parler.
Ce rapport vous permet donc, comme vous me l'avez demander, d'évaluer la puissance de Kurosaki Ichigo, bien que vous sachiez déjà qu'il avait battu deux capitaines de division, un lieutenant et un numéro trois, j'ai nommé Kuchiki Byakuya, Zaraki Kenpachi, Abarai Renji et Madarame Ikkaku.

Vous avez vu aussi, que Kurosaki s'est battu pour le bien de la Seiretei, et de tous les mondes, en s'opposant à l'ex-capitaine de la cinquième division, nommé Aizen Sôsuke.
C'est pour cela que je vous demande humblement de laisser Kurosaki Ichigo en vie, que ce soit dans le Seiretei ou quelque soit le monde où il vit et où il va, de même que pour toutes les âmes errantes qui se sont infiltrées avec lui, nommées Shiba Ganju, Sadô Yasutora, Inoue Orihime et Ishida Uryuû.
Il y a aussi eu des Shinigami qui se sont opposés à vos commandements. Quels qu'ils soient, je vous demande aussi de les épargner.

Je vous remercie de m'avoir permis de reprendre mes activités de Shinigami et de retrouver mon titre de lieutenant de la 13è division. Je vous remercie aussi d'avance pour tout ce que vous ferez en la faveur des Âmes errantes et de tous les autres.

Dans l'espoir de vous servir encore et toujours. »



Elle soupira. Elle était heureuse, heureuse d'être encore en vie, heureuse de ne plus souffrir et que ses amis ne souffriront pas non plus. Rukia leva les yeux et regarda par la fenêtre. La nuit était tombée sans qu'elle ne s'en aperçoive. Rien ne pouvait plus la réjouir que ce moment de sérénité, de recueillement qu'elle pouvait avoir là, regardant la Lune et les étoiles depuis sa chambre dans la maison de la famille Kuchiki.
Elle se rappela les paroles qu'avait prononcées son frère sur le lieu de la bataille, lui avouant qu'elle était en réalité sa belle s½ur, et que son frère l'aimait réellement. Elle se sentait soulagée. Toutes ces années à essayer de décrocher un sourire ou un compliment de la part de son frère, Byakuya, n'avaient pas été vaines. Elle savait maintenant que, quoi qu'elle ait fait, il était toujours fière d'elle, et ce n'était pas près de changer.
« On a beau dire ce qu'on veut sur la vie, elle est toujours pleine de surprises. » se dit-elle, toujours dans son état d'euphorie qui ne la quittait plus depuis quelques jours.

Elle savait à présent qu'il était tard et que la nuit était bien avancée. Mais ne trouvant pas le sommeil, elle se décida d'aller porter elle-même son rapport au Commandant Général des divisions. Elle se doutait bien que, à l'heure où tout le monde dormait, celui-ci devait encore être à travailler. Lieutenant était déjà un post où le répit était presque inexistant, alors être à la tête de toutes les divisions des Shinigami... Rukia ne voulait même pas imaginer la tâche. Surtout que depuis qu'Aizen avait assassiné les quarante-six membres du conseil de Chuô, Yamamoto Genryûsai avait hérité de la décision des tâches et ordre à accomplir.


La nuit était toujours claire, elle n'avait pas changé depuis que Rukia avait quitté sa maison. Cela faisait pourtant plusieurs heures qu'elle était dans les profondeurs de la Seiretei, cherchant le bureau de la première division.
Elle regarda le ciel. Il était éclairé par la Lune, qui était pleine. Il avait perdu sa teinte bleue foncé habituelle, pour revêtir un gris foncé mais agréable. « Mon frère veille sur moi, quel que soit l'endroit où je vais* » se dit-elle, avant de regarder de nouveau la Lune. Elle était ronde, large et grise, lui souriant. « Elle était toujours la même, elle n'avait pas changé. » Certes elle n'allait jamais changer, mais Rukia avait l'impression que des années s'étaient écoulées depuis qu'elle était retournée de force dans la Soul Society. Mais la Lune lui évoqua un autre souvenir. Beaucoup plus lointain que les autres. La Lune était l'emblème de son Zanpakutô**, et elle se rendait compte que cela faisait plusieurs mois qu'elle n'avait pas combattu. Méritait-elle encore ce post de lieutenant, n'allait-elle pas être dépassée par les futurs combats et être tuée par un simple Hollow ?
Cette pensée de mourir bêtement à cause d'un gigai qui avait aspiré ses forces, était désagréable, et Rukia se promit qu'elle ne permettrait jamais une telle chose.
« - La lune est entourée de tant d'étoiles, dit-elle à voix haute, est-ce qu'elles représentent mes amis qui me soutiennent...J'aimerai tant ne plus avoir à compter sur eux pour être protégée... J'aimerai tant pouvoir me battre à mon tour et ne plus avoir à supporter cet imbécile d'Ichigo qui me balance du haut du Sokyôku et qui dit après que c'était pour me sauver... » Elle disait ça ironiquement... Elle savait très bien qu'elle devait être reconnaissante envers tout le monde pour l'avoir sauvée. Mais le problème était justement là : depuis le début, c'était les autres qui la sauvaient, elle ne s'était jamais tirée d'une impasse elle-même. Aussi loin qu'elle se souvienne, dans le Rukongai, c'était Abarai Renji qui l'avait sauvée. Ca avait beau être elle qui l'avait aidé, sans Renji, elle n'aurait jamais pu voler ce qui lui fallait pour survivre. De même que c'était grâce à sa s½ur qu'elle était devenue Shinigami, grâce à Ichigo qu'elle n'était pas morte le soir où elle combattait ce Hollow, et encore grâce à Ichigo qu'elle n'avait pas été exécutée...
Toutes ces pensées s'entremêlaient, et Rukia n'arrivait plus à réfléchir correctement. L'état d'euphorie dans lequel elle était disparu soudainement, et des larmes le remplacèrent. Rukia ne savait pas si c'étaient des larmes de joie, de reconnaissance ou de tristesse, mais ce qu'elle savait c'est qu'elle avait intérêt à les sécher rapidement car elle était arrivée devant la porte du bâtiment principal de la première division. Elle entra après s'être arrêtée quelques minutes.

À sa grande surprise, le Commandant Général n'était pas seul : il y avait aussi tous les capitaines et lieutenants qui n'étaient pas convalescents. Il n'y en avait donc pas beaucoup. Mais chacun accueillit dignement Rukia, qui entra timidement, gênée que tous ces regards soient fixés sur elle. Car c'était à cause d'elle qu'aujourd'hui, si peu de monde était présent.
Elle avança la tête baissée. Arrivée à quelques pas du siège où était assis le Commandant Général, elle entendit une voix qu'elle reconnu immédiatement.
« - Nan mais tu vois pas que t'es en retard là ! Qu'est-ce qui t'as pris de mettre autant de temps pour écrire une petite page ! Tu nous fais poiroter depuis une heure là... Aller donne ça que je le lise ! »
Elle leva la tête. Ce n'était pas la peine car elle savait qui c'était, mais elle était contente de revoir la tête d'Ichigo, sans bandage. À peine eut-elle le temps de réagir que celui-ci lui arracha le papier des mains et le lu. Quelques minutes plus tard, il redressa la tête et dit :
« - Je vois pas la phrase « Je suis infiniment reconnaissante envers mon Dieu sauveur, celui sans qui je ne serais pas en vie aujourd'hui, et celui à qui je deviendrai la servante attitrée et ferai tout ce qu'il ne veut pas faire à sa place. » ». Mais à peine eut-il fini sa phrase que Rukia le frappa au visage comme elle avait l'habitude de faire dans ces situations.
« - Je préfère voir la tête que tu fais là que celle de chien battu que tu avais en rentrant, Rukia ». Il avait dit cela de façon si sincère qu'elle en rougit.
« - Allons, allons, ce n'est ni le moment ni l'endroit de se frapper et de se taquiner, dit la voix grave et imposante de Yamamoto Genryûsai. Nous savons qu'à la fin de cette conférence, nous saurons si oui ou non vous autres, âmes errantes, auront la vie sauve ou non ».
Ce qu'il avait dit déclencha une vague de murmures : il ne pouvait pas décider de tuer les Âmes errantes, sachant que c'était grâce à elles que la Soul Society n'était pas encore détruite !
« - Allons, donne-moi ça ! Reprit-il à l'adresse d'Ichigo... Hum... Oui, il redressa la tête, Mais à quoi cela nous sert-il exactement ? Beaucoup désapprouverons que je déclare une quelconque condamnation, et moi le premier, alors vous pouvez vous réjouir, les Âmes errantes rentreront saines et sauves chez elles ! Il attendit que les murmures se taisent et reprit, Merci de votre attention, et merci de m'avoir informé à son sujet, vous pouvez disposez, sauf vous, capitaine Ukitake. »
Tout le monde sorti, mais quelque chose tracassait Rukia. Quand le Commandant Général prononça les mots « à son sujet », elle avait senti qu'il ne parlait pas d'Ichigo, car il ne l'avait pas regardé ou fait allusion à lui, comme s'il parlait d'autre chose, comme s'ils avaient eu une autre conversation avant. Elle interrogea Ichigo, mais celui-ci répondit qu'il n'en savait pas plus, qu'il n'avait rien remarqué et donc qu'elle se faisait du souci pour rien.


*Byakuya signifie « nuit claire » ou « nuit blanche », d'où le fait que la nuit éclairée lui rappelle son frère.
** Une des attaques du Zanpakutô de Rukia s'appelle « Tsuki no mai », Tsuki veut dire Lune, qui est, par convention, l'emblème du Zanpakutô de Rukia, mais aussi celui d'Ichigo (le « TSU » de « Zangetsu » signifie Lune).
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:03

Chapitre 2: Nuit noire

Chapitre 2 : Nuit noire


Mais Rukia en était sûre. Il y avait quelque chose. Sinon, pourquoi aurait-il utilisé les termes « à SON sujet » ? « Cela aurait pu être normal se disait-elle, si il avait désigné Ichigo d'une quelconque manière avant de dire ça, mais non, il l'a dit comme si c'était à part de la conversation, comme si ça portait sur un autre sujet ! ». Elle n'aimait pas du tout ça. On avait parlé de quelque chose ouvertement devant elle, mais sans tout lui révéler ! Rukia savait que cela avait très peu de chance de la concerner, mais sa curiosité avait quand même été éveillée. « Cela pourrait être à propos d'Aizen ». Pensa-t-elle. Mais elle su tout de suite que non, car si cela avait été vrai, Yamamoto aurait prononcé son nom, car tous le monde est au courant dans la Seiretei, donc en parler ainsi ne servirait à rien.
Il y avait deux autres problèmes dans les mots de Yamamoto : le premier était qu'il avait remercié tous les autres capitaines et lieutenants présents, mais pas elle. Or, C'était elle qui apportait les infirmations sur Ichigo, elle pouvait donc en déduire deux choses : ce n'était pas d'Ichigo qu'ils parlaient, et c'était bien à elle qu'ils cachaient la personne dont ils parlaient. Le deuxième problème est qu'il avait voulu voir le rapport qu'elle avait fait, et qu'il parlait de condamnation ou de sentence. Il n'y en a pas eu mais il a hésité. Tout ceci n'était que des petits détails, mais depuis l'affaire d'Aizen, beaucoup s'attardaient sur ces détails, car c'était souvent le seul moyen de voir ce que pensaient réellement ceux qui nous entourent.
Rukia ne s'en était pas encore rendu compte, mais elle suivait Ichigo, comme s'ils allaient dans le même endroit. Sauf qu'elle ne savait pas où se situait la salle spécialement aménagée pour les Âmes errantes, mais ce qui était sûr c'est que la maison de Kuchiki était proches de la colline du Sokyôku... et que celle-ci s'éloignait de plus en plus. Même s'il elle l'avait déjà fait précédemment, elle relança la conversation :

« - Dis, Ichigo, j'arrive pas à comprendre exactement ce qui s'est passé... De quoi avez-vous parlez avant que j'arrive ? Qui a informé sur quoi ? Je veux tout savoir, s'il te plaît ! Elle s'exprimait avec un fois tremblotante. Elle se forçait à faire une tête déprimée pour attendrir Ichigo, mais elle savait que même si elle ne se forçait pas, elle aurait quand même une tête qui y ressemblerait.
- Rukia... Je te l'ai déjà dit, je n'étais pas là lorsqu'ils ont parlé de tout ça ! Je suis arrivé que peu de temps avant toi... On m'avait convoqué aussi, d'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi. Il paraissait sincère.
- Je sais bien, mais je veux vraiment savoir. Pourquoi est-ce qu'ils nous cachent des choses ?! Pourquoi est-ce qu'ils TE cachent des choses, à toi, qui a sauvé la Soul Society et tous les mondes existants ! Ce n'est pas normal... Surtout que mon frère n'y assistait pas, je n'ai donc aucun moyen de savoir... Elle avait été convaincue par la sincérité d'Ichigo.
- Ecoute, Rukia. S'ils ne t'ont rien dit, c'est peut-être parce que ça ne te concerne tout simplement pas ! Ne cherche pas plus. Il ne faut pas se mêler des choses qui ne nous concernent pas. Tu viens juste de passer lieutenant* de la 13è division. Bien que tu fasses partie d'une famille noble et que tu es Shinigami depuis plus longtemps que moi, tu n'as pas assez prouvé ta loyauté envers la cour, tu ne peux donc pas tout savoir ! Mais il se rendit compte que cela déprimait réellement Rukia. Qu'est-ce qui pouvait bien la rendre ainsi ? Se disait-il, elle ne devrait pourtant pas être dans cet état pour quelque chose d'aussi peu important...
- Je m'en doute... Mais je ne comprends toujours pas pourquoi toi, tu es mis à l'écart.
- Ne te soucie pas pour moi, mais tu ferais bien de rebrousser chemin, tu risques de rentrer après que le Soleil se soit levé. Allez, bonne nuit Rukia. »
Sur ces mots, Rukia fit demi-tour. Le ciel éclairé avait laissé place à un ciel noir, la Lune avait été cachée, comme si le ciel reflétait les pensées et les sentiments de Rukia. Une ou deux minutes après qu'ils se soient quittés, un bruit se fit entendre. Rukia s'arrêta pour mieux écouter. C'était une voix. Elle ne pouvait pas entendre totalement ce qu'elle disait, mais elle capta quand même quelques mots :
« - Quelque chose... ? ... Me cache rien... moi... ».
Elle fut figée sur place. Qui cela pouvait être ? Ce qui était sûr, c'était que cette personne avait entendu toute la conversation qu'elle avait eu avec Ichigo.
« Il ne faut pas que je réagisse » se dit-elle. « Il veut que je réagisse, c'est ce qu'il veut. Il ne faut donc pas que je le fasse. Continue de marcher comme si de rien était. » Elle obéit à soi-même. Mais en même temps de marcher, elle eut l'idée de chercher qui était la personne qui lui avait parlé grâce à sa pression spirituelle. Mais elle ne pouvait pas s'arrêter, car IL allait voir qu'elle avait tout de même réagi. Elle essaya quand même. C'était beaucoup plus dur pour elle de chercher un reiatsu et à qui il appartenait en marchant, car elle avait perdu beaucoup de puissance et il lui faudrait du temps pour tout retrouver et pouvoir effectuer tous ce qu'il y a de plus normal.
En s'exécutant, elle ne découvrit rien de plus. Personne d'éveillé n'était dans les parages. Une lueur brillait quand même. Loin. Très loin d'elle. Elle chercha au plus profond d'elle-même jusqu'à trouver de quel reiatsu il s'agissait. Elle fut plus raide et étonnée que la première fois : c'était celui d'Ichigo !
« Cela voudrait dire qu'il se moque de moi depuis le début ? Qu'il est au courant de tout ? Qu'il ne veut rien me dire ? Non, ce n'est pas possible. Il ne ferait jamais ça. Ca ne peut pas être lui ! ». Elle essayait tant bien que mal de se rassurer, mais rien n'y faisait. Elle avait entendu une voix, et la seule personne éveillée dans tous le Seiretei était Ichigo !
Elle pressa le pas. Elle avait peur. Peur de quoi, elle n'en savait rien, mais son instinct la poussait à accélérer. Elle angoissait. La sueur perlait sur son front. Elle tournait à chaque fois qu'elle le pouvait, sans faire attention à où elle allait. La nuit était oppressante. Tous les murs se ressemblaient, toutes les allées qu'elle prenait lui donnaient l'impression de revenir au point de départ. Quelque chose était à sa poursuite, elle le sentait, et il fallait qu'elle le sème ! Elle courrait maintenant. Désormais, plus aucune étoile n'était visible dans le ciel, plus rien n'était éclairé, elle était comme aspirée dans la nuit. Elle ne reconnaissait plus rien, elle avançait mais elle n'en avait plus l'impression. Elle ne voyait même plus la colline du Sokyôku, pourtant si proche d'elle lorsqu'elle s'était mise à courir !
Tout en courant, dans ce monde désormais dépourvu de lumière, où les murs même n'étaient pratiquement plus visibles, elle réussit tout de même à réfléchir. Une question lui revenait à l'esprit, sans cesse, elle voulait s'en défaire mais rien n'y faisait. « Pourquoi je suis dans cet état ? » se disait-elle, « De quoi ai-je peur ? Pourquoi est-ce que je cours ? Et pourquoi ai-je été si touchée que l'on me cache quelque chose ? Pourtant, tout à l'heure, tout allait si bien, j'étais heureuse, et là, tout a disparu ! » Elle ne supportait plus la noirceur des environs. Elle avait l'impression de devenir folle.
À présent, elle ne voyait pas plus loin que ses mains. Elle avançait sans savoir où elle allait, se cognait dans les murs. Elle s'arrêta et tomba à genoux. Ferma les yeux. Rukia n'en pouvait plus, elle commençait à devenir folle. L'endroit devenait de plus en plus oppressant. Elle voulu hurler, ouvrit la bouche, mais rien ne sortit ! Elle senti quelque chose de froid couler dans sa gorge, comme si on la forçait à avaler quelque chose ! Elle rouvrit les yeux, et ne pu plus bouger. Elle était pétrifiée par ce qu'elle voyait : cette froideur dans sa gorge, se sentiment d'avaler une fumée compact, c'était la noirceur, les ténèbres qui flottaient aux alentours. Lorsqu'elle avait ouvert la bouche, elle avait avalé tous les ténèbres alentours, du moins, ceux-ci coulaient comme si elle les buvait. Rukia allait s'étouffer, elle le sentait ! Elle ne pouvait plus respirer. Elle essaya de tout recracher, rejeter, d'une quelconque manière, mais rien n'y faisait. Elle était au plus fort de la lutte avec ces ténèbres venus de nulle part, elle allait mourir, se disait que tout ce qu'avait fait Ichigo et ses amis aurait été inutile... Lorsqu'elle allait céder, une main glacée se posa sur son épaule. Elle fut, pour la dernière fois de cette horrible nuit, pétrifiée, et tomba évanouie, en prise aux ténèbres qui s'engouffraient de plus en plus vite. La main s'approcha de plus en plus, la deuxième suivant de près...
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:08

Chapitre 3: Instinct d'une vie libre

Chapitre 3 : Instinct d'une vie libre


Là où il était, le Soleil brillait, faisant rayonner la plaine sans vie.
C'était la première fois qu'il venait ici. Et pourtant, il avait une de ces impressions que l'on a quelque fois. L'impression de connaître ce lieu, d'y être déjà passé une fois, ou même d'y avoir vécu sans même s'en souvenir. Une impression de déjà vu comme une autre se disait-il. De toute façon, des impressions comme celle-ci, il en avait pratiquement tous les jours. Après tout, son dernier souvenir remonte à lorsqu'il s'était réveillé ce jour-là, seul, sans personne autour, sans aucun signe de vie, comme s'il était né de rien, et avec une apparence d'une personne âgée d'une vingtaine d'année.
Malgré le fait qu'il ait toujours vécu seul, il a traversé des villes, et il sait comment est la vie là-bas. Les habitants de la ville considèrent le monde extérieur comme la jungle, où seul le chaos règne, mais pour lui, c'est la ville la jungle. Il ne savait pas comment l'on pouvait haïr ses semblables à ce point. Il avait vu des horreurs insupportables. Chaque fois qu'il s'interposait, chaque fois qu'il apparaissait, les réactions des autres étaient toujours les mêmes : la peur, la fuite, la haine, le combat. C'était ainsi qu'il s'était fait cette idée de jungle par rapport à la ville.
Mais il trouvait tout de même des personnes qui lui parlaient comme s'il était « de la ville » comme ils disent là-bas, comme s'ils le connaissaient déjà.
Mais, à chaque fois qu'il essayait de se renseigner sur sa propre personne, sur qui il était, à chaque fois qu'il cherchait qui il était, la réponse était toujours la même. Personne ne le connaissait là-bas. Personne n'avait entendu parler de lui. Tout portait à croire qu'il était vraiment né de rien et sans parent.
Mais il n'était pas dupe, ses voyages lui avaient bien appris quelque chose : les humains sont tous hypocrites, menteurs, manipulateurs, et lâches. Il savait bien aussi que personne ne naissait à partir de poussière. Faisant le lien entre ces deux choses, l'histoire devenait claire, pour une raison où une autre, on l'avait amené dans cette carrière sombre et désertique, pour lui faire quelque chose dont il ne se souvient plus, surement essayer de le tuer ou lui effacer la mémoire. Si c'était la dernière solution, ils avaient réussi, sinon, il était persuadé qu'il pardonnerait à cette personne son geste. Car après tout, il haïssait tout ce qui pouvait nuire au bon déroulement de la vie. Une once de vengeance est comme un poison à ses yeux. Un infime sentiment de haine ou de violence devait être éradiqué sans tarder de sa personne. Mais il ne se considérait pas comme la bonté personnifiée. Il savait bien que, malgré que chaque personne ait du bien en elle, elle a aussi du mal. « Tant qu'il y a de la lumière il y a de l'ombre. » se disait-il, bien que ceci était vrai que si quelque chose se trouvait sur le chemin de la lumière.
Il était conscient d'une chose : si réellement quelqu'un lui avait délibérément effacé une partie de sa mémoire, ou tenter de le tuer, c'était que cette personne avait une raison. Valable ou non, elle en avait une. Il avait imaginé toutes les raisons possibles, mais il y en avait une qui revenait le plus. Il savait qu'elle revenait souvent car c'était ce dont il avait peur. Mais il se demandait tout de même si ce n'était pas parce que, avant qu'il soit dans cet état, il soit quelqu'un de mauvais. Qu'importe, les évènements ont fait de lui ce qu'il est maintenant. Il savait que, quoi qu'il arrive, il ne ferait plus jamais rien de mal, s'il y a toujours le choix.

Il avait passé des mois, voire des années à rechercher qui il était. Aujourd'hui, il sait qui il est. Cela ne veut pas dire qu'il sait qui il était avant de perdre la mémoire, mais il avait décidé d'arrêter de chercher qui était une personne qui est aujourd'hui morte aux yeux de tous, même à ses propres yeux. Car il a changé, il le savait, même s'il pouvait ressembler, par quelques traits de caractères, à l'ancienne personne qu'il était, l'apprentissage forme le caractère. Or, il a du tout réapprendre par soit même. Certes, l'écriture et la lecture lui sont encore inconnues, mais le langage était resté vivant en lui, ce qui lui a permis d'apprendre auprès des autres humains tous ce qu'il avait à apprendre chez eux. Mais le plus important, il l'avait appris dans la nature, auprès des feuilles qui volaient au vent, des gouttes d'eau qui tombaient les jours de pluie, et des brins d'herbes sèches perdues au beau milieu des déserts de ce monde.
Pour un humain ayant vécu dans la société, auprès d'autres humains, le monde extérieur, le vrai monde, ne pouvait être qu'une jungle où de petits animaux pacifiques mangeurs de graines se faisaient dévorer par des monstres des dizaines de fois plus gros qu'eux. Mais à ses yeux, la nature était tout ce qu'il y a de plus beau. Certes, l'instinct est roi, et la proie est mangée par le prédateur, mais elle est faite de bonté plus que d'autre chose. D'où viennent les fruits que l'Homme a un jour découverts et qui l'ont nourri ? D'où vient le feu qui a un jour été donné aux Hommes et qui leur a permis d'évoluer ainsi ? D'où viennent toutes ces choses qui ont permis à l'Homme d'être ce qu'il est aujourd'hui ? C'est cela qu'il considère comme de la bonté : donné à quelqu'un tout ce qu'on a pour le faire grimper des sommets, sans jamais rien demandé en retour. La nature avait même essayé d'enseigner les qualités de l'esprit à l'Homme, en particulier la générosité. Car, en effet, le seul prix à payer pour avoir un jour mis le pied dans ce monde dominé par la nature, c'était de devoir un jour laisser sa place à quelqu'un d'autre. Mais l'Homme était le seul qui n'avait jamais apprécié mourir. Il en avait peur. Et l'Homme se vengeait. Il avait honte de voir comment l'Homme détruisait la nature car celle-ci l'avait rendu mortel...
Il savait donc qu'il devait sa bonté et sa générosité à la nature même, qu'il devait être son serviteur dévoué.
Il n'avait pas la notion du temps, il ne savait pas depuis combien de temps il était revenu à la vie, il savait juste que le jour laissait place à la nuit, mais il ne savait pas que ce cycle avait donné lieu à tant de créations de la part de l'Homme. Il ne savait pas qu'aujourd'hui, la quasi-totalité des humains vivaient selon un cycle, réglé à la seconde près. Et mieux vaudrait pour lui qu'il ne le sache jamais, car il était impossible pour lui de devoir vivre selon des limites immatérielles. Il avait toujours, du moins, aussi loin qu'il s'en rappelle, mangé quand il voulait, dormi quand il voulait, marché quand il voulait, et se voir imposé une contrainte inexistante serait dangereux pour lui.
On pouvait donc considérer cette personne comme un ignorant, un nomade, doublé d'un amnésique, mais il s'avérait qu'il était beaucoup plus sage que bon nombre d'humains.
Mais il avait un défaut majeur : il était incapable d'ordonner ses pensées. Ayant appris et vécu dans la nature, sa conscience était plus proche d'un instinct. Un instinct avec une capacité à raisonner, certes, mais tout de même un instinct. Il était donc poussé à agir puis réfléchir lorsque les événements se précipitaient. Et, même lorsque le temps était propice au calme, ses pensées se bousculaient sans cesse, le faisant passer du rire aux larmes. C'est donc, pour lui, un imposant effort que de parler à quelqu'un de « normal » et se faire comprendre. Il fallait qu'il réfléchisse longtemps avant de dire quelque chose. Mais il en sortait toujours des paroles d'une extrême sagesse.

Mais l'heure n'était pas à la réflexion. Il avait faim. Il était libre dans cette plaine. L'instinct reprenait le dessus. L'être doué de raisonnement laissait place à un être d'une violence qu'on ne peut qualifier de gratuite, mais qu'on ne peut pas non plus justifier. Il avait faim et l'instinct était tel que le plus fort pouvait se nourrir. Il allait devenir ce que l'Homme moderne hait le plus.
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:09

Chapitre 4: Doutes

Chapitre 4 : Doutes


Un gémissement se fit entendre, dans la pièce d'à côté, là où elle était. Elle se réveillait enfin. Il était content qu'elle s'en soit tirée. Le rapport d'Unohana, la capitaine de la 4è division des Shinigami, celle des soins, était assez effrayant, non pas par son contenu, mais car justement, il était vide. Unohana ne savait pas ce qui avait pu toucher Rukia ainsi. Byakuya, son frère, et capitaine de la sixième division, lui avait pourtant décrit dans les moindres détails l'état où elle se trouvait lorsqu'il l'aavait retrouvée : elle était agenouillée, regardant dans le vide, d'un air apeuré, voire même terrorisé, suffoquant, et dans un état de stress qui devait être insoutenable pour elle, car, lorsque Byakuya s'était approché d'elle, Rukia s'était littéralement évanouie. Elle avait suffoqué encore longtemps après qu'il l'ait ramenée chez eux, à tel point qu'il décida d'aller réveiller la capitaine de la quatrième division.
Mais c'était il y a déjà une semaine. Il avait attendu tout ce temps qu'elle se réveille ou qu'elle donne un signe de vie. Byakuya avait passé une semaine dans les pires craintes : celles de perdre Rukia, comme il avait perdu sa femme, Hisana. Mais aujourd'hui, toutes ces craintes avaient disparu, l'espoir que Rukia vive était enfin revenu. Même s'il n'était pas encore allé voir si elle s'était réellement réveillée, il était persuadé qu'elle allait bien, qu'elle attendait juste qu'il arrive, qu'elle allait bientôt l'appeler. Mais elle ne l'appela pas.
Il paniqua alors à nouveau. Il avait attendu qu'elle l'appelle ! Il s'en voulait ! Quel idiot il était ! Pensait-il. Etait-ce si dur de traverser une chambre pour aller la voir ? Non, il fallait qu'il se fasse appeler ! Pour montrer qu'il était important !... Cela faisait à peine deux minutes que le gémissement s'était fait entendre, mais le fait que Rukia ne l'appelle pas, ou ne montre aucun autre signe de vie pendant ces deux minutes lui avait paru être des heures !
Mais la panique fut vaincue par la raison, et Byakuya alla la voir, avec son teint ne montrant aucune émotion, comme à son habitude, comme si rien ne s'était passé... Même s'il ne laissait apparaître aucune émotion, ce n'est pas pour autant qu'il n'en ressentait pas. Au contraire, en franchissant le seuil de la porte de la chambre où elle se reposait, son c½ur battait au plus vite : il redoutait que le gémissement ne soit en réalité que le dernier souffle de sa s½ur. Mais il n'en fut rien. Lorsqu'il entra dans la pièce, Rukia était allongée sur le ventre, alors qu'il l'avait déposée sur le dos, et qu'elle n'avait pas encore bougé, jusqu'à ce moment. Elle était éveillée, paraissait en bonne santé, tourna sa tête vers lui, et sourit lorsqu'elle croisa son regard.
« - Bonjour grand-frère. Dit-elle de son habituel ton respectueux envers lui. »
Cette phrase fut comme une bouffée de chaleur pour le capitaine Kuchiki. Le fait qu'elle se soit réveillée, comme si c'était un réveil normal, comme si elle s'était endormie la veille au soir, lui faisait du bien. Mais justement, elle faisait comme si de rien n'était. Avait-elle tout oublié ? Ou alors, voulait-elle qu'il ne la questionne pas sur les évènements ? Byakuya se posait quand même des questions, mais il ne voulait pas connaître les réponses. Il était content qu'elle se soit réveillée et qu'elle lui parle, et il ne voulait pas chercher plus loin. Il s'assit à côté d'elle, toujours aussi souriante, et celle-ci se mit à parler.
« - J'ai fait un rêve bizarre, je... j'étais...
- Tu suffoquais ? Tu avais du mal à respirer, à parler ? Tu avais peur ? Coupa son frère, par mégarde. Il ne voulait pas en parler, il ne voulait pas non plus connaître les réponses à ces questions, mais pourtant, il l'avait fait, quelque chose avait été plus rapide que sa raison, et l'y avait poussé.
- Non, non, c'était... Reprit-elle. Mais elle se coupa, elle réfléchissait.
- C'était quoi ? Demanda son frère après un moment de silence troublant.
- Hein ? Euh... C'était... C'était, euh... Je ne me rappelle plus. Mentit Rukia. »
Elle se souvenait. Lorsque son frère en avait parlé, elle n'avait pas compris, mais c'était bon, elle se souvenait de tout, de son rapport, de la réunion avec des autres capitaines, de sa discussion avec Ichigo, de ses craintes inexplicables, des ténèbres la pourchassant, et de cette voix... Cette voix qu'elle ne pouvait identifier...
Son frère avait compris, elle s'était souvenue par sa faute. Il avait du faire ressurgir des douleurs oubliées sans le vouloir. Cela se lisait sur le visage de sa s½ur, qui était à présent debout, regardant à travers la fenêtre, au loin, dans le ciel.
« - Grand-frère ? demanda-t-elle.
- Oui ? Il redoutait une question de sa part, quelle qu'elle soit.
- Que s'est-il passé hier soir ?
- Hier soir ? Il ne comprit pas sur le coup. Le « hier » dont elle parlait, était en réalité le jour où elle s'était évanouie. Mais il ne comprit pas, et fit une erreur. Tu n'étais pas éveillée hier, tu as dormi toute une semai... Mais c'était trop tard, il avait mis trop de temps à s'en rendre compte.
- J'ai « dormi » toute une semaine ! Mais qu'a-t-il pu arrivé pour que je reste ainsi pendant aussi longtemps ! Tu dois bien savoir toi ! Tu dois bien avoir vu ! Qui n'aurait pas vu ces ombres épaisses et tangibles ?! Elle était à la limite d'hurler, et ses craintes étaient revenues, toujours aussi inexplicables. Et qui m'a ramenée ici ? Explique-moi tout grand-frère !
- Je ne comprends pas tout ce que tu racontes, Rukia, mais je peux juste te dire que c'est moi qui t'aie retrouvée, au beau milieu du Seiretei, suffocante, et terrorisée. Je t'ai ramenée ici, mais tu tardais à te réveiller, alors j'ai appelé Unohana. Elle m'a dit qu'elle ne savait pas ce que tu avais, et qu'elle ne savait pas non plus si tu allais t'en sortir. Mais, moi aussi, j'ai des questions à poser. Que s'est-il passé pour que je te retrouve dans cet état-là ? Tu ne respirais presque plus, tu regardais dans le vide, terrorisée, je ne comprenais pas, il n'y avait rien aux alentours. Et de quelles « ombres » tu parles ?
- Il...Il n'y avait rien aux alentours tu dis ? Tu n'as donc rien vu ? Les craintes de Rukia avaient changé. Elles ne portaient plus sur les évènements, mais sur le fait qu'elle avait peut-être été sujette à des hallucinations, que tout son « hier » n'avait été que pure invention de sa part. Elle lui raconta donc tout. Son rapport, la réunion avec les capitaines qui n'étaient pas convalescents, etc. Mais en omettant son rêve, qu'elle considérait comme banal. Elle avait voulu le raconté lorsqu'elle s'était réveillée, juste pour lui en faire part, entre frère et s½ur, mais là, elle le considérait comme obsolète. Lorsqu'elle eu finit de raconter, Byakuya réfléchit un instant.
- Je n'ai pas eu vent d'une réunion pareille. Fit-il enfin. C'est rare que le Capitaine en chef fasse des réunions où tous les capitaines encore loyaux ne sont pas présents, qu'ils soient convalescents ou non, et c'est impossible qu'il y invite une Âme Errante, quels que soient les exploits qu'elle ait réalisés. »
Rukia recommença à douter. Elle avait donc réellement été victime d'hallucinations. Elle avait tout inventé, tout rêver... Peut-être l'avait-elle rêvé lorsqu'elle s'était évanouie ? Cette solution lui plaisait... Mais cela voulait dire qu'elle était bien tombée évanouit, et qu'elle avait donc vécu l'horrible nuit. Or, elle avait le sentiment que la nuit et la réunion étaient liées, que l'une allait avec l'autre, et que, pire encore, elle les avait bien vécues. Elle attendit que son frère se prononce à propos des évènements de la nuit, mais il ne dit rien. Enfin, après un moment de silence, il dit quelque chose :
« - Tu sais, j'ai dit que ces réunions étaient rares... Cela ne veut pas dire que c'est impossible... Il y a un moyen de savoir si ce que tu as vécu était bien réel... Il regarda sa s½ur dans les yeux : elle n'attendait que ça, un moyen de savoir si elle était réellement folle ou non. Dans la bibliothèque principale, toutes les réunions des treize divisions sont recensées, avec tout ce qui s'y est dit... Tu trouveras peut-être les preuves qu'il te faut.
- Et, où se trouve cette bibliothèque ? Demanda-t-elle.
- Malheureusement, c'est ça le problème. Elle se trouve sous la chambre du conseil des 46 membres de Chuô... Or, aller là-bas, dans un moment pareil, pourrait faire croire que tu es complice d'Aizen, surtout si tu es sujette à des hallucinations... Tout est réuni pour faire de toi une bonne complice, ou du moins un bon « outil » aux services d'Aizen, contre ton gré. »
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:11